Conduite technique de l'amendier

importance et aire de culture

la superficie occupée par l'amandier est de l'ordre de 132.000 ha, pour une production de 40.000 t d'amande en coque. les vergers traditionnels sont localisés essentiellement en zones de montagne, notamment les régions pré¬rifaines et rifaines, les massifs de l'anti¬atlas ainsi que dans les zones arides et sub¬arides (tafraout, azilal, oasis du draâ etc...). les plantations semi¬intensives et modernes se situent dans les provinces de fès, meknès, béni¬mellal, azilal, marrakech, safi et essaouira.

exigences agro¬écologiques/> c'est une espèce relativement résistante au froid. elle nécessite des basses températures hivernales pour la levée de la dormance (200 à 400 heures en dessous de 7,2°c). sa floraison étant précoce (décembre à mars), il faut éviter les zones gélives. l'amandier est exigeant en lumière et en chaleur pendant la phase de croissance du fruit. il redoute aussi la forte hygrométrie dans les phases de floraison et croissance du fruit (attaque de monilia, de tevelure et de verticillium). il est sensible aux attaques du capnode. l'amandier redoute les sols alcalins et les terres argileuses asphyxiantes. il tolère le calcaire actif et résiste à la chlorose ferrique, comme il s'adapte à des sols légèrement salés. il préfère les sols profonds, fertiles, bien drainant, légers et humifères. il pousse jusqu'à 2450 m d'altitude avec un optimum de croissance à 750 m. les besoins en eau de l'amandier sont de 800 à 850 mm/an. les apports sont recommandés durant mai¬juin¬juillet, mois pendant lesquels les besoins en eau sont maximum.

irrigation

bien que dans la majorité des cas au maroc, l'amandier est conduit en sec, les rendements et la qualité des amandes ne sont intéressants que si la pluviométrie est supérieure à 500 mm. dans le cas du plateau de meknès, pour une pluviométrie annuelle moyenne de 550 mm et une densité de plantation de 260 arbres/ha, les rendements en culture en sec sont de 2,5 t pour marcona et 1,8 t pour fournat de brezenaud. avec 3 à 4 irrigations d'avril à juin de 600¬800 m3/ha chacune, les rendements peuvent être doublés. l'irrigation localisée au goutte à goutte peut être envisagée sur l'amandier.

maladies, ravageurs et protection phytosanitaire

les maladies cryptogamiques comme la moniliose, l'anthracnose, le coryneum et plus récemment le verticillium ainsi que les ravageurs tels que les pucerons, les scolytes, les acariens et le capnode sont les principaux agents biotiques qui compromettent la production et la longévité des amandiers. il existe des différences de sensibilité variétale. des observations sur le terrain et l'intervention des services de la protection des végétaux permettent d'établir un calendrier de traitements en fonction des conditions climatiques locales et des cycles des parasites.

récolte et conservation

au maroc, la récolte se fait manuellement. en europe et aux usa, la récolte mécanique par secoueurs commence à se développer. en coque, l'amandier peut être conservé 7 à 8 mois à la température ambiante et à une hygrométrie relative inférieure à 70%. pour des conservations qui dépassent 2 ans, les qualités intrinsèques des amandes peuvent être maintenues si les fruits sont emmagasinés à 0°c et 75% d'humidité relative.


  • Domaine : Filières végétales
  • Filière : Arboriculture
  • Date de publication : Jeudi 2 Fevrier 2017
  • Region : Rabat-Salé-Kénitra
  • Maillon : Technique de Production
  • Auteur : Prof Wallali, Prof Skirej; IAV Hassan II